Copyright 2005-2017
Built with Indexhibith Indexhibit

Wada Fine Arts Gallery Tokyo JAPAN


I have an old shoebox in my art studio. Inside, I keep art magazines clippings. When I buy art magazines, I hardly ever read them. I am more interested in the visual of the artworks than their meaning. If I do want to read, then I read a book. Sometimes, as I work, my hand stops, and I prefer to isolate myself. So I stop, I open the box and I look into those art clippings.

Nicolas Bourriaud wrote a book called Post-Production. He views artists as DJs.
Artists get their inspiration from a collection of experiences; it is but a variation of what already exists. Thus, the product of this inspiration becomes somewhat different; it is no longer the same as its original form, it is a new version of what influenced us. This process is similar to that of a DJ, it is like adding a melody to a pre-existing beat. Version after version, copy after copy, the matrix would slowly disappear to become something new entirely. Memory works in the same way insofar as the initial memory keeps being overwritten. But this new memory differs from that of others, and from the joining of them a new meaning may well arise.
What beat could be achieved if I added my own memory onto the remanant memory of others?


Il y a une vieille boite à chaussures dans mon atelier. Dans cette dernière, des coupures d’art y sont présentes. Quand j’achète des magazines d’art je ne les lis quasiment pas. Ce que j’y cherche, c’est plutôt le visuel des pièces d'art et non pas leur signification. Si je souhaite lire, alors je lis un livre. Parfois, ma main s’arrête lorsque je produis, et je me coupe du monde. Alors je m’arrête, j’ouvre la boite, et je regarde mes coupures de magazines.

Il y a un livre écrit par Nicolas Bourriaud intitulé Post-Production. Pour lui, les artistes sont des DJs. L’inspiration d’un artiste nait toujours d’une accumulation d’expériences; elle n’est qu’une variation de ce qui existe déjà. Ainsi le produit de cette inspiration devient différent, il se distingue de la forme originelle, c’est comme une proposition nouvelle de ce qui nous a influencé. Ce processus est comme celui d’un DJ, c’est comme rajouter une mélodie sur un rythme préexistant. A force d’accumulations de copies, la matrice disparaitrait et deviendrait quelque chose de nouveau. Ce processus est proche de celui de la mémoire, de la mémoire originelle, celle sur laquelle nous réécrivons. Mais cette nouvelle mémoire est différente de celle des autres et fera peut-être naître un nouveau sens.
Et si sur la mémoire rémanente des autres j’ajoutais la mienne, quel nouveau rythme cela pourrait-t-il donner ?


自分のスタジオに古い靴箱がある。その靴箱にはアート雑誌の切り取りが入っている。僕は雑誌 を買うとき、あまり活字を読まない。見たいのは色々な作品のビジュアルであり、内容はあまり気にしない。活字を 読むときは本を読む。制作の最中に手が止まる事がある。性格的に作り始めると引きこもりになりがちで周りが見えなくなる事が 多い。そういうときは一旦手を止め、箱をあけ、中身を見る。ちょっとの 間、別の作家の頭の中に潜ったりする。

ニコラ・ブリオのポストプロダクションという本がある。現代のアーティストはDJだと言う。インスピ レーションなんて言うものは経験の積み重ねから生まれ、既に実在するもの の派生でしかないという。新しく生まれるものは元の形であっても無くてもよく、新しい何かが付け 加えられたものになる。実在する曲のメロディーに自分のビートを乗せる 事で新しいinterpretationが出来るDJ作業に近いのだろう。コピーをかけるうちに la matrice (母体・基盤)は薄れていき、最終的には別のものになるらし い。そのプロセスは記憶に近いのではないだろうか。元の記憶に少しずつ新しく上書きをかけていかれ るのと似ているような気がする。でもその自分の記憶と他人の記憶は誤差 があり、それがまた新しい意味をも生むのではないだろうか。他人の記憶の中の残留や残像に自分の 作品を重ねて見たらどんなビートを刻むのだろうか?
今回の展示はそんな 事を考えながら筆をふるった作品群です。